L’armée israélienne a intensifié lundi son offensive à Gaza-ville, envoyant des chars plus profondément dans la cité et déclenchant l’explosion de véhicules piégés dans l’une de ses banlieues, selon des responsables palestiniens et des témoins. Parallèlement, des frappes aériennes israéliennes ont fait au moins 19 morts, d’après les autorités locales.
Ces nouvelles attaques interviennent alors que l’Association internationale des chercheurs sur les génocides a annoncé avoir adopté une résolution concluant que les critères juridiques permettant de qualifier la situation à Gaza de génocide étaient remplis. Cette prise de position marque une étape inédite dans le débat international sur la conduite de la guerre. Israël, de son côté, a toujours rejeté de telles accusations, affirmant que ses opérations visent exclusivement le mouvement Hamas et ses infrastructures.
D’après les sources palestiniennes, les bombardements et l’avancée terrestre ont entraîné de nouveaux déplacements massifs de civils, contraints de fuir vers des zones jugées moins exposées. Des images montrent des familles entières se frayant un chemin à travers les ruines, portant enfants et maigres biens personnels.
Israël poursuit son plan visant à reprendre le contrôle de l’ensemble de la bande de Gaza, en commençant par Gaza-ville. L’objectif affiché est double : détruire le Hamas et libérer les 48 otages toujours retenus après près de deux ans de conflit.
Alors que l’opération militaire s’intensifie, les pertes humaines s’alourdissent et la communauté internationale redouble d’inquiétudes. Le conflit, déjà l’un des plus destructeurs de la région depuis des décennies, continue de soulever des accusations de violations massives du droit international humanitaire.