Gaza : au moins 21 morts dans de nouvelles frappes israéliennes, les pourparlers de cessez-le-feu au point mort
Gaza : au moins 21 morts dans de nouvelles frappes israéliennes, les pourparlers de cessez-le-feu au point mort

LE CAIRE – Au moins 21 Palestiniens ont été tués jeudi dans la bande de Gaza à la suite de nouvelles frappes aériennes et tirs israéliens, selon les autorités sanitaires locales, alors que les efforts diplomatiques pour relancer un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas restent dans l’impasse.

L’une des frappes les plus meurtrières a visé une école de la banlieue de Sheikh Radwan, dans la ville de Gaza, où des familles déplacées avaient trouvé refuge. Selon les médecins, au moins neuf personnes ont péri dans cette attaque. Dans le sud de l’enclave, à proximité d’un campement de tentes à Khan Younis, une autre frappe aérienne a également causé la mort de neuf personnes.

Trois autres civils ont été tués par balles alors qu’ils attendaient, avec des dizaines d’autres, l’arrivée de camions humanitaires de l’ONU sur une route principale dans le centre de Gaza. Des blessés ont été signalés en nombre. Il s’agit du dernier épisode d’une série d’incidents meurtriers survenus lors de distributions d’aide, dans un territoire ravagé par des mois de guerre et frappé par une crise humanitaire aiguë.

L’armée israélienne n’a pas immédiatement réagi à ces événements. Israël affirme poursuivre sa campagne militaire pour démanteler les structures du Hamas, responsable de l’attaque meurtrière contre le sud d’Israël en 2023, et pour obtenir la libération des otages encore retenus dans l’enclave.

Alors que les violences se poursuivent, les médiateurs régionaux, notamment l’Égypte et le Qatar, avec le soutien actif des États-Unis, tentent de renouer le dialogue entre les deux parties. Des contacts ont été établis pour préparer un éventuel nouveau cycle de négociations, mais selon des sources proches du Hamas, aucune date n’a encore été fixée.

Sur le terrain, la situation humanitaire ne cesse de se détériorer. Des centaines de milliers de personnes déplacées vivent dans des conditions précaires, alors que les frappes continuent de toucher des infrastructures civiles. La communauté internationale appelle de plus en plus ouvertement à une trêve durable et à un accès sécurisé pour l’aide humanitaire.

Les derniers développements soulignent la fragilité du contexte régional et la difficulté de parvenir à un règlement durable du conflit, alors même que les appels à la désescalade se multiplient à l’échelle mondiale.

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