La Russie a affirmé vendredi avoir mené une frappe massive et réussie sur des cibles militaires ukrainiennes, en représailles à ce qu’elle qualifie d’« actes terroristes » commis par l’Ukraine sur son territoire. Selon le ministère russe de la Défense, cette opération, conduite dans la nuit de jeudi à vendredi, visait notamment des infrastructures militaires, des centres de formation et des sites industriels liés à la production d’armement.
Cette déclaration survient après un intense bombardement nocturne contre la capitale ukrainienne, Kyiv, et plusieurs autres régions du pays, au cours duquel trois personnes ont été tuées selon les autorités ukrainiennes. Le Kremlin, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, a déclaré que ces frappes constituaient une réponse directe aux attaques ukrainiennes, affirmant que le gouvernement de Kiev s’était transformé en un « régime terroriste ».
En ligne de mire de Moscou, notamment : un attentat à la bombe survenu ce week-end sur un pont ferroviaire dans l’ouest de la Russie, ayant provoqué l’effondrement de l’infrastructure au moment du passage d’un train avec 388 passagers à bord. Sept personnes y ont perdu la vie et plus de 150 ont été blessées. Kiev n’a pas revendiqué cette attaque, mais elle est présentée comme un élément déclencheur de l’escalade militaire actuelle. Par ailleurs, des bombardiers stratégiques russes auraient été visés sur leurs bases aériennes, occasionnant, selon Moscou, d’importants dégâts.
Le ministère russe de la Défense a précisé avoir utilisé des missiles de précision à longue portée, lancés depuis la mer, les airs et la terre, pour frapper des installations clés. Les cibles incluraient des centres de recherche, des usines de drones, des dépôts d’armes et du matériel militaire, ainsi que des centres de formation. Moscou affirme que tous les objectifs désignés ont été atteints.
Parallèlement, l’armée russe a déclaré avoir pris le contrôle de la localité de Fedorivka, dans l’est de l’Ukraine, un front de plus en plus actif depuis plusieurs semaines. Toutefois, Reuters n’a pas été en mesure de vérifier ces affirmations de manière indépendante.
Alors que la Russie justifie ses actions comme des réponses militaires légitimes, l’Ukraine accuse depuis longtemps Moscou de mener une campagne de terreur contre les civils, pointant les milliers de morts causées par les frappes sur des zones résidentielles. Dans un conflit de plus en plus brutal et sans perspective immédiate de résolution diplomatique, les accusations croisées ne cessent d’alimenter l’engrenage de la violence.