La tension atteint un nouveau sommet au Moyen-Orient. Israël a été la cible, dans la nuit de samedi à dimanche, de frappes iraniennes massives, marquant un nouvel épisode dramatique dans l’escalade militaire entre les deux puissances ennemies. Le dernier bilan humain est lourd : huit morts, dont quatre enfants, plus de 200 blessés, et 35 personnes toujours portées disparues, selon le ministre israélien des Affaires étrangères.
Des frappes meurtrières au cœur du territoire israélien
Les frappes iraniennes, lancées peu après minuit, ont visé plusieurs zones du centre et du nord d’Israël. Des sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans des villes comme Haïfa, Netanya et même Tel Aviv, provoquant un vent de panique au sein de la population. De nombreuses habitations et infrastructures civiles ont été touchées.
« Nous avons perdu des enfants cette nuit. Ce sont des crimes de guerre », a déclaré le ministre des Affaires étrangères dans une allocution retransmise tôt ce matin.
Plus de 200 blessés et des dizaines de disparus
Le ministère israélien de la Santé a confirmé un bilan provisoire de plus de 200 blessés, dont plusieurs dans un état critique. Par ailleurs, 35 personnes sont toujours portées disparues, probablement ensevelies sous les décombres de bâtiments détruits par les frappes.
Les hôpitaux de la région centre fonctionnent à pleine capacité. Des renforts médicaux ont été dépêchés depuis le sud du pays pour faire face à l’afflux massif de victimes.
Israël intercepte sept drones
Dans la foulée des frappes, l’armée israélienne a annoncé avoir intercepté sept drones au cours de la dernière heure. Un communiqué officiel précise que les engins ont été abattus par les forces aériennes et navales alors qu’ils tentaient de pénétrer l’espace aérien israélien.
« Nos systèmes de défense restent en alerte maximale. Chaque drone intercepté peut représenter des dizaines de vies sauvées », a souligné un porte-parole militaire.
Interviewé sur BFMTV, le porte-parole de l’armée israélienne, Olivier Rafowicz, a confirmé le bilan humain et dénoncé « une agression directe de l’Iran contre notre population civile ».
Ces frappes font suite à une série de raids israéliens menés ces derniers jours contre des installations militaires iraniennes en Syrie et à la frontière libanaise. Téhéran a revendiqué l’attaque comme une “réponse sévère” aux « violations répétées de sa souveraineté».