Les autorités turques ont déclaré jeudi qu’il était encore trop tôt pour déterminer les causes du crash de l’avion militaire survenu en Géorgie plus tôt cette semaine, un accident qui a coûté la vie à vingt soldats. Le ministère de la Défense a indiqué que les enquêtes techniques se poursuivaient et qu’aucune hypothèse n’était pour l’instant privilégiée.
L’appareil, un avion cargo Lockheed C-130, avait quitté l’Azerbaïdjan à destination de la Turquie lorsqu’il s’est écrasé mardi près de la frontière azerbaïdjanaise, dans la région géorgienne de Sighnaghi. Il s’agit de la catastrophe militaire la plus meurtrière pour la Turquie depuis 2020. Selon le ministère, l’avion ne transportait pas de munitions lors de ce vol.
L’appareil convoyait dix techniciens chargés de la maintenance des chasseurs F-16 turcs ayant participé aux célébrations du Jour de la Victoire en Azerbaïdjan, ainsi que l’équipage et le matériel associé. Le dernier contact radio avec l’avion a été enregistré environ quarante minutes avant l’accident. La boîte noire, contenant les enregistreurs de vol et de cockpit, a été transférée à Ankara pour analyse.
Certains experts estiment qu’une défaillance technique pourrait être à l’origine du drame, en raison de l’âge avancé de la flotte turque de C-130, malgré la réputation de fiabilité de ce modèle. L’avion accidenté avait été acheté à l’Arabie saoudite en 2012, modernisé, puis remis en service en 2022. Sa dernière révision complète remontait à un mois seulement.
Le ministère turc de la Défense a précisé que tous les vols prévus des dix-huit C-130 encore en service avaient été suspendus à titre préventif dans l’attente des inspections. Ankara a récemment signé un accord avec le Royaume-Uni pour l’acquisition de douze appareils C-130J modernisés, afin de renouveler sa flotte vieillissante.
Les résultats de l’enquête, attendus dans les prochaines semaines, devraient permettre de déterminer si l’accident résulte d’un problème technique, d’une erreur humaine ou d’autres facteurs.