ISLAMABAD — Au moins 13 civils ont perdu la vie au Cachemire pakistanais au cours des douze dernières heures, selon les autorités locales chargées des catastrophes, alors que les affrontements entre l’Inde et le Pakistan s’intensifient sur la ligne de contrôle. Plus de 50 personnes ont également été blessées, ajoutent les autorités régionales, soulignant la gravité de l’escalade militaire en cours.
Ces décès surviennent dans un contexte de vives tensions après qu’Islamabad a lancé une offensive contre l’Inde tôt samedi matin, en représailles aux frappes aériennes indiennes menées mercredi contre ce que New Delhi qualifie d’« infrastructure terroriste » en territoire pakistanais. L’attaque initiale de l’Inde faisait suite à une attaque meurtrière contre des touristes dans la région du Cachemire sous contrôle indien le mois dernier, qu’elle impute au Pakistan.
Depuis, les deux puissances nucléaires échangent tirs d’artillerie, frappes aériennes et missiles, entraînant une montée inquiétante de la violence, notamment dans les zones civiles proches de la frontière contestée. Le nombre élevé de victimes civiles en si peu de temps accentue les appels à une désescalade immédiate du conflit.
Les autorités pakistanaises affirment que les tirs indiens ont visé des zones résidentielles densément peuplées dans la partie du Cachemire qu’elles administrent, causant de lourdes pertes humaines. Aucune déclaration officielle de l’armée indienne n’a encore été publiée concernant ces allégations spécifiques.
Ce nouvel épisode de violence souligne l’extrême fragilité de la paix dans cette région disputée, que l’Inde et le Pakistan revendiquent en totalité depuis la partition de 1947. Trois guerres et de multiples escarmouches ont éclaté autour du Cachemire au cours des décennies, et les tentatives de médiation internationale ont jusqu’à présent échoué à instaurer une paix durable.
Alors que les pertes humaines s’alourdissent, la communauté internationale, notamment les membres du G7 et les États-Unis, a multiplié les appels à un cessez-le-feu immédiat et à un retour au dialogue. Toutefois, la dynamique actuelle sur le terrain laisse craindre une nouvelle spirale de violence.