Invité de l’émission « 100 % politique » présnetée par Gauthier Le Bret sur CNews, Gérald Darmanin a dévoilé mercredi soir les grandes lignes de son futur projet de loi pour la Justice. Objectif : mettre fin à la clémence perçue du système pénal. « Quand le juge dira prison, ça sera prison », a lancé le garde des Sceaux, promettant la fin des aménagements automatiques et la limitation du sursis aux primo-délinquants.
« 25 % des prisonniers sont étrangers »
Le ministre a également reconnu que « 25 % des prisonniers sont étrangers », estimant que s’ils « allaient dans leur pays, on libérerait beaucoup de places dans les prisons ». Cette déclaration s’inscrit dans une volonté affichée de fermeté : suppression des aménagements de peine pour les étrangers sous OQTF, peines plancher pour les attaques contre les représentants de l’État et création de 20 000 places de prison supplémentaires.
Gérald Darmanin a enfin exprimé son inquiétude face à la montée de l’antisémitisme en France : « J’ai l’impression qu’on s’habitue à la haine des juifs », a-t-il regretté. Fidèle à Emmanuel Macron, le ministre entend présenter son texte au Parlement en janvier 2026, dans un contexte politique tendu où la sécurité et la justice dominent le débat national.