Le président américain Donald Trump devait arriver mardi soir en Grande-Bretagne pour une seconde visite d’État, un événement sans précédent au cours duquel Londres et Washington annonceront des accords d’investissement d’une valeur de plus de 10 milliards de dollars. Le Premier ministre britannique Keir Starmer entend ainsi consolider la « relation spéciale » entre les deux pays, alors que son gouvernement traverse une période délicate.
En amont de l’arrivée de Trump, la ministre britannique des Finances Rachel Reeves et le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent ont dévoilé la création d’un « groupe de travail transatlantique », destiné à renforcer la coopération entre Londres et Washington, deux des plus grands centres financiers mondiaux. Les accords annoncés devraient concerner notamment les secteurs de l’énergie et de la technologie.
Mercredi, Trump sera accueilli par le roi Charles au château de Windsor pour une journée de cérémonies officielles. Ce faste, symbole de soft power britannique, doit permettre à Starmer de mettre en avant l’importance de ce partenariat transatlantique et de détourner l’attention des polémiques politiques qui l’entourent.
Le Premier ministre est en effet fragilisé par le limogeage de Peter Mandelson, son ambassadeur à Washington, en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein. Dans ce contexte, Starmer mise sur cette visite pour démontrer que ses relations étroites avec le président américain peuvent apporter des bénéfices économiques tangibles au Royaume-Uni.
Cette deuxième visite d’État de Trump en Grande-Bretagne, un fait exceptionnel, illustre également la volonté des deux gouvernements de donner un nouvel élan à leur coopération stratégique, malgré les tensions internationales qui marquent le début du mandat du président américain.