Alors que la France s’apprête à rendre un hommage solennel au pape François, chef spirituel d’un milliard de catholiques mais également chef d’État du Vatican, le maire communiste de Cendras, Sylvain André, a choisi de s’affranchir de la consigne nationale de mise en berne des drapeaux. Une décision assumée publiquement sur ses réseaux sociaux, au nom d’une lecture stricte – voire dogmatique – de la laïcité.
Un geste d’unité nationale bafoué
En refusant de se plier à ce geste symbolique, qui relève pourtant d’une tradition républicaine clairement établie, le maire s’isole de l’élan national de respect et d’unité. Les funérailles du pape François rassemblent des délégations du monde entier, dont des chefs d’État et des figures religieuses, soulignant l’importance diplomatique et spirituelle du moment. Ignorer cet hommage revient à minimiser le rôle unique joué par le souverain pontife sur la scène internationale.
Sous couvert de neutralité, Sylvain André semble confondre laïcité et rejet de la dimension religieuse du monde. Or, la République ne reconnaît aucun culte, mais elle respecte toutes les croyances. Et le drapeau en berne n’est pas un acte de foi, mais un hommage à une figure internationale majeure, saluée bien au-delà des cercles religieux.
Ce choix du maire de Cendras, en pleine période de deuil, ressemble davantage à une posture politique qu’à un véritable attachement aux principes républicains. En refusant de mettre les drapeaux en berne, il ne défend pas la laïcité : il en déforme l’esprit.