Raphaël Glucksmann présente ce lundi 23 juin à Paris sa « vision pour la France », dans un document de 90 pages censé structurer le courant social-démocrate de la gauche. Officiellement non candidat, le député européen PS-Place publique affirme vouloir « tout faire » pour que le pôle « démocrate, social et écologiste » l’emporte en 2027, quitte à « y laisser [sa] peau ». Il mise sur la dynamique des européennes, où il a obtenu 13,8 %, pour s’imposer comme l’alternative à La France Insoumise.
Un manifeste réformiste pour sortir du duel avec LFI
Ce programme, nourri par des contributions de militants et d’experts, contient une cinquantaine de propositions : plan de réindustrialisation verte, réforme de l’école, contrat démocratique, ou encore société du « prendre-soin ». Glucksmann rejette une primaire à gauche, misant sur sa crédibilité pro-européenne et sociale. À gauche, les critiques fusent déjà, Ruffin dénonçant un « refus du peuple de gauche » et les proches de Mélenchon l’accusant de vouloir ressusciter la gauche de François Hollande.