Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, se voit refuser l’asile politique en France malgré la promesse d'Emmanuel Macron (AP/Thomas Padilla)
Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, se voit refuser l’asile politique en France malgré la promesse d'Emmanuel Macron (AP/Thomas Padilla)

La France a refusé la demande d’asile politique de Paul Watson, fondateur de l’ONG Sea Shepherd, visé par un mandat d’arrêt international émis par le Japon. La décision a été rendue par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) le 9 septembre dernier.

Refus d’asile de Paul Watson : les raisons avancées par l’Ofpra

L’Ofpra estime que les craintes de Paul Watson d’être « automatiquement interpellé » en cas de retour au Canada ou aux États-Unis sont infondées. L’office souligne que ces deux pays sont des démocraties régies par l’État de droit, capables de garantir la protection des droits individuels. Cette décision intervient alors que Watson affirme avoir été persécuté par le Japon pour ses actions en faveur de la protection des baleines.

Paul Watson exprime sa surprise et sa déception

Âgé de 74 ans, Paul Watson s’est dit surpris et déçu par le refus de l’Ofpra. Il a rencontré l’office à six reprises dans le cadre de sa demande et se disait confiant quant à l’issue favorable de sa requête. Il a également rappelé le soutien du président français Emmanuel Macron, qui avait assuré que lui et sa famille seraient en sécurité en France.

Pour rappel, en 2024, Paul Watson a été détenu au Groenland pendant cinq mois, avant que le Danemark ne rejette la demande d’extradition formulée par le Japon. Ce dernier l’accuse d’avoir causé des dommages et des blessures à bord d’un navire baleinier japonais en 2010, lors d’opérations menées par Sea Shepherd. Après sa libération, Watson s’était installé en France et avait déposé sa demande d’asile en février 2025, cherchant à poursuivre ses actions de défense des océans.

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