Après trois mois de gel complet, la France a discrètement repris ses opérations d’évacuation de Palestiniens depuis Gaza. Une vingtaine d’étudiants boursiers ont été accueillis ces derniers jours sur le sol français, selon des sources diplomatiques citées par Le Figaro. Ce retour progressif à la normale s’effectue après le scandale provoqué par Nour Atallah, une étudiante gazaouie de Sciences Po Lille, suspendue après avoir publié des propos antisémites appelant à « tuer les juifs ».
Une reprise sous haute surveillance après le scandale Nour Atallah
Le Quai d’Orsay assure que chaque dossier fait désormais l’objet de contrôles renforcés, menés conjointement par les services du ministère de l’Intérieur et de la diplomatie française. Depuis le 7 octobre 2023, plus de 500 Gazaouis auraient été évacués vers la France, parmi lesquels des ressortissants français, leurs familles, du personnel de l’Institut français de Gaza et des étudiants boursiers.
Suspendues en août à la suite de l’affaire Atallah, ces opérations ont repris « dans des conditions d’une extraordinaire difficulté », selon la diplomatie française, notamment en raison des autorisations à obtenir pour quitter l’enclave. Si Paris se défend d’un quelconque relâchement, cette reprise, effectuée dans la plus grande discrétion, ne manquera pas de relancer le débat sur le filtrage des profils accueillis sur le territoire français.