C’était une journée décisive pour l’Union des droites. Mais aucun des projets défendus ce jeudi 26 juin par le parti d’Éric Ciotti, allié au Rassemblement national, n’a pu être adopté lors de sa niche parlementaire à l’Assemblée nationale. À minuit, les textes sur les mariages dits « blancs », la suppression des privilèges de l’accord franco-algérien de 1968, et l’inéligibilité en cas de condamnation, ont tous été retirés ou enterrés, au terme d’un marathon parlementaire marqué par l’obstruction de la gauche et l’absence remarquée de LR.
Des textes torpillés par la gauche et ignorés par LR
Les débats, parfois houleux, ont été systématiquement ralentis par une avalanche d’amendements et des prises de parole dilatoires venues des bancs de gauche. Gérald Darmanin a refusé d’utiliser l’article 44.2 pour accélérer la procédure, entraînant le retrait du texte sur les mariages simulés. L’UDR accuse le gouvernement, les macronistes et LR d’avoir orchestré un sabotage. Deux autres propositions, l’une dénonçant l’accord franco-algérien, l’autre sur l’application différée de l’inéligibilité, ont été retirées par prudence ou par réalisme. Seuls deux députés LR étaient présents dans l’hémicycle : un camouflet cinglant pour la droite régalienne, que Marine Le Pen appelle désormais à assumer ses contradictions devant les électeurs.