Le Parti socialiste (PS) a indiqué qu’il pourrait accepter, dans de « rares cas de figure », des rapprochements avec La France insoumise (LFI) au second tour des élections municipales, prévues les 15 et 22 mars. Cette ouverture resterait toutefois strictement encadrée et ne concernerait que certaines configurations locales.
Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a précisé vendredi que cette possibilité ne serait envisagée que si les candidats insoumis clarifient « leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique ». Cette prise de position intervient après la mise en cause de plusieurs proches d’un député LFI dans l’agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque, survenue le 12 février à Lyon.
Pierre Jouvet a également réaffirmé qu’il n’y aurait « pas d’accord national avec La France insoumise » au premier tour, ni de stratégie nationale commune au second. Il a ajouté que, si certains candidats LFI souhaitent rejoindre des listes d’union de la gauche entre les deux tours, ils devront se prononcer clairement sur la question de la violence politique, faute de quoi « ils ne peuvent pas espérer d’accord » avec les socialistes.