Nouvel épisode dans la polémique opposant Rima Hassan à l’entreprise Orpi. Ce dimanche 30 juin, le maire du 12e arrondissement de Marseille, Sylvain Souvestre, a formellement démenti les propos de l’eurodéputée LFI, qui avait insinué que la vidéo montrant l’incendie d’une agence immobilière Orpi dans sa commune était générée par intelligence artificielle. Sur le réseau social X, l’élu local a accusé la députée européenne de propager des contre-vérités. « Cessez vos mensonges et la théorie du complot ! Vous encouragez haine et violence contre Orpi et ses salariés », a-t-il écrit, accompagnant son message d’une photo de la façade brûlée de l’agence située à Marseille. Il a ajouté que cette attitude mettait en danger les habitants de son secteur. « Si notre pays ne vous convient pas, quittez-le », a-t-il conclu, dans un message particulièrement virulent. La préfecture n’a pas encore confirmé de manière officielle les circonstances exactes de l’incident, mais l’information a été validée par CNEWS, qui s’est entretenu avec l’élu. Une image de l’agence endommagée circulait également sur les réseaux sociaux, bien que la vidéo initiale de l’incendie, massivement relayée, ait disparu entre-temps.
Rima Hassan maintient ses doutes sur la vidéo
Face aux accusations, Rima Hassan a tenté de se justifier en expliquant que plusieurs comptes avaient initialement affirmé, à tort, que l’agence incendiée se situait à Paris. Ce flou sur la localisation l’aurait poussée à croire qu’il s’agissait d’une vidéo générée artificiellement. Elle n’a cependant pas retiré ses propos et n’a pas réagi directement à l’interpellation du maire. Tout a commencé le 27 juin, lorsqu’un échange tendu entre Rima Hassan et des employés d’une agence Orpi à Paris a été filmé et diffusé par l’élue. Dans la vidéo, l’un des agents lui lançait : « On va te la brûler, ta Palestine », tandis qu’un autre l’invectivait sur sa légitimité politique. Le réseau Orpi avait immédiatement condamné ces propos par un communiqué, qualifiant les paroles de l’employé d’« inacceptables », et a annoncé leur licenciement.
Depuis, la tension ne retombe pas
Des actes de représailles sont soupçonnés, notamment à Marseille, où une agence Orpi a été prise pour cible. Si les faits restent encore à éclaircir sur le plan judiciaire, les échanges politiques se durcissent, révélant une fracture grandissante autour de cette affaire. À l’heure actuelle, Orpi France n’a pas encore réagi à l’incendie marseillais. La polémique continue d’enfler sur les réseaux sociaux, tandis que Rima Hassan reste silencieuse face aux injonctions à s’excuser. L’incident risque d’alimenter davantage le débat sur les responsabilités politiques et les tensions communautaires en pleine période estivale.