Alors que dix ans de prison ferme ont été requis ce jeudi contre Boualem Sansal par la justice algérienne, Emmanuel Macron a exprimé son souhait d’une « issue rapide » et plaidé pour la libération de l’écrivain franco-algérien. « Notre souhait, c’est qu’il puisse être soigné, libéré et aller là où il veut aller », a déclaré le président français en marge du sommet européen à Bruxelles.
Le chef de l’État a rappelé qu’il avait confiance en la « clairvoyance » du président Abdelmadjid Tebboune pour « savoir que tout cela n’est pas sérieux » concernant un homme qu’il qualifie de « grand écrivain, qui plus est malade ». Il a également indiqué que « plusieurs messages » avaient été échangés avec le dirigeant algérien à ce sujet.
Boualem Sansal, 80 ans, est incarcéré depuis le 16 novembre 2024. Il est accusé d’atteinte à l’unité nationale, d’outrage à corps constitué et de détention de contenus jugés dangereux pour la sécurité de l’État. Le verdict est attendu le 27 mars prochain.