Le Parti socialiste profite de ses universités d’été à Blois pour afficher ses ambitions : se poser en alternative crédible à François Bayrou et réclamer à Emmanuel Macron la nomination d’un Premier ministre de gauche. Olivier Faure a martelé que son parti était « volontaire pour gouverner » et qu’une « autre voie » était possible face à l’impasse actuelle.
Un budget alternatif centré sur les plus riches
Pour convaincre, le PS présente un budget alternatif misant sur l’investissement et la justice fiscale. Contrairement au plan de 44 milliards d’euros d’économies voulu par Bayrou, les socialistes ciblent les grandes fortunes et les entreprises avec la création d’une « taxe Zucman » de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros. Ils rejettent également la suppression de deux jours fériés envisagée par Matignon.
Olivier Faure accuse la macronie d’avoir « privé l’État de 62 milliards d’euros chaque année au seul bénéfice des plus riches » et promet un désendettement sans « asphyxier l’activité » ni peser sur les classes populaires. Mais malgré ces annonces, la gauche reste divisée : Raphaël Glucksmann refuse toujours toute alliance avec LFI, ce qui laisse planer la menace d’une dissolution si aucun budget n’émerge.