Le livre de Yaël Braun-Pivet, entre confidences politiques et combat personnel
Le livre de Yaël Braun-Pivet, entre confidences politiques et combat personnel

Dans son ouvrage À ma place, publié ce jeudi 10 avril, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet revient avec franchise sur ses années passées dans le giron macroniste. Si elle exprime sa reconnaissance envers Emmanuel Macron pour avoir permis à des citoyens issus de la société civile d’entrer en politique, elle dénonce avec sévérité le verrouillage du pouvoir par certains proches du chef de l’État. Elle raconte notamment les pressions exercées pour la dissuader de briguer la présidence de l’Assemblée nationale, qu’elle finira pourtant par obtenir en 2022.

Un engagement politique forgé dans l’adversité

Loin d’être un pamphlet, son livre est un récit d’ascension et de résistance. Elle y évoque aussi son parcours, de ses débuts en politique à sa nomination éphémère au ministère des Outre-mer. Elle dénonce le sexisme qu’elle a pu subir, notamment de la part de Stéphane Séjourné, qui avait tenté de l’écarter en 2017 en lui reprochant de ne pas pouvoir gérer ses cinq enfants et sa fonction politique. À plusieurs reprises, elle insiste sur la nécessité pour les femmes de « prendre le leadership ».

Au fil des pages, elle trace également les contours d’un engagement plus personnel. Diagnostiquée d’un cancer du sein en 2022, elle se livre sans détour sur cette épreuve : l’annonce du diagnostic, l’opération, l’hormonothérapie et les effets secondaires. Une épreuve intime qu’elle évoque avec émotion, mais aussi avec une volonté de résilience assumée. « Je pleure beaucoup, je bois tout autant », confie-t-elle dans un passage bouleversant.

Dans ce récit mêlant vie publique et vie privée, Yaël Braun-Pivet se positionne comme une voix singulière au sein de la majorité présidentielle. Si elle ne fait pas explicitement part d’une ambition pour 2027, elle semble toutefois tracer, à sa manière, un chemin d’outsider.

Partager