Gilles Poux, maire communiste de La Courneuve, a lancé une initiative qui va faire parler en distribuant des drapeaux palestiniens à tous les habitants de sa commune. Il les invite à les accrocher à leurs fenêtres afin de faire de la ville une « commune aux couleurs de la Palestine ». Il affirme que cette démarche s’inscrit dans un geste de soutien fort au peuple palestinien, qu’il estime victime d’un « génocide » orchestré par l’État israélien à Gaza. Il y dénonce notamment les bombardements, le blocus humanitaire et la famine comme des outils délibérés de destruction de la population civile.
Un boycott du Salon du Bourget pour dénoncer la présence israélienne
Quelques jours avant cette initiative, le maire avait déjà pris position contre la présence d’entreprises israéliennes au Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, pourtant un événement majeur pour l’économie locale. Il a annoncé son boycott, expliquant dans une déclaration publique que, malgré « l’importance du salon pour notre territoire », il ne pouvait cautionner la participation de sociétés fournissant des armes à l’actuel gouvernement israélien.
Selon lui, cette présence revient à légitimer une politique qu’il qualifie de « génocidaire » menée par Benjamin Netanyahu dans la bande de Gaza. Il regrette que les organisateurs du salon n’aient pas écarté ces entreprises, malgré les protestations de nombreuses associations et formations politiques.
Appel à la reconnaissance de l’État palestinien
Gilles Poux conclut son initiative en appelant à une mobilisation continue en France pour la reconnaissance officielle de l’État palestinien, et pour la fin des violences contre les civils gazaouis. Il se joint ainsi à de nombreux élus locaux et nationaux qui réclament un positionnement plus ferme des autorités françaises face à la situation humanitaire dramatique dans les territoires palestiniens.