Dominique de Villepin a pris la défense du jumelage entre Marseille et Haïfa, contesté par des élus locaux marseillais de gauche. Selon l’ancien Premier ministre, ces liens entre villes doivent être « préservés » car ils relèvent des « relations de peuple à peuple », indépendamment des tensions internationales. Il a également salué l’initiative de Benoît Payan de créer un second jumelage avec une ville de Cisjordanie, dans une volonté, selon lui, d’équilibre et de paix.
Règlement de comptes autour du 18 Juin
Mais quelques heures après sa visite à Marseille à l’occasion de la commémoration de l’appel du 18 Juin, Dominique de Villepin a été violemment pris à partie par Renaud Muselier. Dans une déclaration cinglante, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur lui reproche son silence sur les massacres du 7 octobre, sa proximité avec Benoît Payan et son soutien implicite aux ennemis d’Israël. Muselier l’accuse de s’approprier indûment l’héritage du général de Gaulle et de le trahir en affichant une posture qu’il juge « indéfendable ».
L’ancien Premier ministre a, pour sa part, affirmé dans un entretien à La Provence que « la France doit être humaniste, libre et indépendante » et qu’il n’existe plus aujourd’hui de véritable courant gaulliste en politique. Alors que les tensions internationales s’exportent jusque dans les municipalités françaises, le jumelage Marseille-Haïfa devient le symbole d’un débat plus vaste sur l’équilibre diplomatique et la mémoire nationale.