La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a déclaré lundi que la chute éventuelle d’un gouvernement au sein de la zone euro constituerait un signal « inquiétant », alors que plusieurs pays membres traversent des tensions politiques et économiques.
Interrogée par la radio française Radio Classique, Lagarde a tenu à préciser que la France n’était pas dans une situation nécessitant une intervention du Fonds monétaire international (FMI). Toutefois, elle a insisté sur l’importance du maintien de la discipline budgétaire et indiqué suivre « avec une grande attention » l’évolution des écarts de taux d’emprunt entre la France et l’Allemagne, un indicateur clé de la confiance des marchés.
La responsable de la BCE a rappelé que la stabilité politique était essentielle au bon fonctionnement de la zone euro, soulignant qu’une crise gouvernementale dans un État membre pourrait fragiliser la confiance des investisseurs et compliquer les efforts visant à contenir l’inflation et à soutenir la croissance.
Ces déclarations interviennent alors que la zone euro continue de faire face à un contexte économique difficile, marqué par un ralentissement de la croissance, des tensions sociales dans plusieurs pays et des finances publiques mises à l’épreuve par les dépenses liées à la transition énergétique et aux politiques de défense.