Dans la bataille pour la mairie de Paris, Rachida Dati peut compter sur un soutien de poids : celui du ministre délégué à l’Europe, Benjamin Haddad, et du patron de la fédération parisienne de Renaissance, Sylvain Maillard. Tous deux étaient présents la semaine dernière à l’inauguration du siège de campagne de la ministre de la Culture, candidate des Républicains à la mairie de Paris. Ce jeudi sur X, Haddad a même retweeté Dati en écrivant : « L’union est le chemin de l’alternance que souhaitent les Parisiens. » Un message perçu comme un désaveu de la ligne fixée par la direction du parti présidentiel.
La macronie se fracture à Paris
Car si Emmanuel Macron a toujours affiché une certaine bienveillance envers Rachida Dati, Gabriel Attal verrait d’un bon œil une candidature concurrente, celle de Pierre-Yves Bournazel, membre d’Horizons, jugé « moins clivant » par l’aile modérée du camp présidentiel. À l’inverse, des figures comme Clément Beaune rejettent Dati, estimant qu’elle « ne représente ni nos idées, ni nos valeurs ». La tension monte donc au sein de la macronie, où chacun semble préparer la bataille des municipales avec sa propre stratégie, quitte à défier ouvertement le chef de l’État.
Une commission d’investiture de Renaissance doit trancher dans les prochaines semaines. En attendant, Rachida Dati, fidèle à son tempérament, continue de marteler qu’elle « rassemble des élus de tous les bords » et que son énergie est « entièrement consacrée aux Parisiens ». Derrière le sourire, la guerre des egos et des ambitions est bel et bien lancée à Paris.