Bayrou évoque un référendum inédit pour réduire la dette et engager une réforme globale de l'État
Bayrou évoque un référendum inédit pour réduire la dette et engager une réforme globale de l’État

Dans un entretien au Journal du Dimanche, François Bayrou a ouvert la porte à un référendum sur un plan de réforme budgétaire d’ampleur, estimant que seule une « adhésion populaire » permettrait de surmonter les blocages politiques. Le Premier ministre souhaite soumettre aux Français un projet cohérent pour réduire les déficits et relancer la production nationale, dans un contexte de dette publique jugée « écrasante ».

Confronté à l’absence de majorité à l’Assemblée et à un déficit prévu à 5,4 % du PIB cette année, Bayrou vise une trajectoire à 4,6 % en 2026 et un retour sous les 3 % d’ici quatre ans. Il prône une baisse déterminée des dépenses, une simplification de l’action publique et refuse catégoriquement toute hausse d’impôt. En cas de rejet ou d’obstruction parlementaire, le référendum apparaîtrait comme l’ultime levier pour faire avancer ses réformes.

Une démarche inédite sous la Ve République

Bayrou a insisté sur le caractère exceptionnel de la situation budgétaire et sur la nécessité d’un « plan d’ensemble », soulignant que jamais un texte budgétaire n’avait été soumis à référendum sous la Ve République. Cette initiative dépendrait cependant du président de la République, seul habilité à déclencher une telle consultation. Le Premier ministre assure que la gravité de la crise justifie cette voie directe.

Pour l’heure, les modalités concrètes du plan restent à définir. Plusieurs pistes sont sur la table : suppressions d’agences publiques, rationalisation de certaines dépenses sociales, ou révision de certains avantages fiscaux. Mais aucune mesure n’a encore été officiellement retenue, alimentant les incertitudes sur la portée réelle du projet. Un calendrier a toutefois été fixé : les grandes orientations seront dévoilées d’ici le 14 juillet.

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