Barbie censurée à Noisy-le-Sec : la mairie plie face aux pressions d’une minorité radicale
Barbie censurée à Noisy-le-Sec : la mairie plie face aux pressions d’une minorité radicale

Ce qui devait être un moment festif et fédérateur s’est transformé en recul symbolique face au communautarisme. À Noisy-le-Sec, la projection en plein air du film « Barbie », choisie par les habitants dans le cadre des festivités estivales, a été annulée le 8 août. En cause, la pression exercée par un petit groupe du quartier du Londeau, accusé par le maire communiste Olivier Sarrabeyrouse d’« obscurantisme » et de « fondamentalisme ». Menaces sur des agents municipaux, risque de troubles à l’ordre public… l’élu affirme avoir dû renoncer pour des raisons de sécurité, tout en annonçant porter plainte.

Une censure qui rappelle les interdictions dans certains pays musulmans

Le film, carton mondial en 2023, avait déjà été banni en Algérie, au Liban ou au Koweït pour « atteinte à la morale » et « promotion de l’homosexualité ». Voir une telle pression s’exercer en plein cœur de la Seine-Saint-Denis interroge sur l’extension de zones où des minorités imposent leurs vues, au mépris de la liberté culturelle. Le maire, qui dénonce une « extrême minorité de voyous », admet que ce type de blocage risque de se reproduire. Cet épisode illustre une réalité dérangeante : dans certains quartiers, la loi républicaine recule, et les choix culturels de toute une ville peuvent être dictés par quelques intimidateurs.

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