La victoire du Paris Saint-Germain contre le Paris FC (2-1), dimanche soir lors de la 17e journée de Ligue 1, a été suivie d’une sortie très critique de Luis Enrique. L’entraîneur parisien n’a pas remis en cause la prestation de ses joueurs, mais a exprimé une vive colère après la menace d’interruption du match en raison de chants discriminatoires entendus dans les tribunes du Parc des Princes.
Une fin de match sous tension au Parc des Princes
Dans le temps additionnel, l’arbitre de la rencontre, M. Bastien, est intervenu à deux reprises pour demander au speaker de faire cesser des chants offensants visant les Marseillais, qualifiés de « rats ». Ces chants sont survenus à seulement quatre jours du Trophée des champions entre le PSG et l’Olympique de Marseille, programmé jeudi 9 janvier à 19 heures au Koweït. Le public a alors été averti des conséquences possibles, le speaker annonçant que « le match pourrait être arrêté voire perdu pour notre club », tandis que les écrans géants diffusaient le message : « Une seule voix, zéro discrimination ! Les chants discriminatoires sont inacceptables au Parc ».
« Je suis fatigué » : le sentiment d’un traitement inégal
Au micro de Ligue1+, Luis Enrique a expliqué son agacement, insistant sur le fait que sa réaction ne concernait pas le contenu sportif. « Non, je n’étais pas énervé de mon équipe mais par la situation qui est, pour moi, très particulière », a-t-il déclaré, d’abord en français, avant de poursuivre en espagnol afin d’être parfaitement compris.
L’entraîneur du PSG a ensuite dénoncé ce qu’il considère comme une application à deux vitesses des règles. « Dans tous les stades, ils nous traitent de tous les noms, mais ils n’arrêtent que nos matchs au Parc », a-t-il affirmé. « On va à Lyon, à Nantes, à Marseille, et on accepte toutes les ambiances. Ils n’entendent que des chants négatifs au Parc. Je suis fatigué. » Souhaitant éviter toute ambiguïté, il a repris la parole pendant la traduction de ses propos : « Je suis en colère parce qu’ils n’arrêtent que nos matchs. Nous allons dans tous les stades comme visiteurs et dans tous les stades il y a des chants contre nos joueurs, notre club, contre notre président et contre tout et ils n’arrêtent jamais les matchs. Ils ne l’arrêtent qu’à Paris et c’est ce que je critique. »