La ville de Nice franchit un cap dans la régulation des mobilités douces. À compter du 1er novembre, le port du casque deviendra obligatoire pour tous les utilisateurs de trottinettes électriques, sans distinction d’âge. Une mesure inédite en France, décidée face à la multiplication des accidents sur les routes niçoises.
Une réponse aux accidents en hausse
Longtemps perçue comme un moyen de transport rapide et pratique, la trottinette électrique s’est imposée dans les rues de Nice, parfois au détriment de la sécurité. En 2022, plus de 600 personnes ont été blessées dans des accidents impliquant ce type d’engin, selon la municipalité. Un chiffre qui a poussé la mairie à réagir. Dès le 1er novembre, le casque sera donc obligatoire, sous peine d’amende. Jusqu’ici, la règle ne concernait que les enfants de moins de 12 ans, comme dans le reste du pays. Le maire, Christian Estrosi, souhaite faire de Nice un exemple en matière de prévention routière. Les forces de l’ordre seront chargées de contrôler l’application de la mesure, notamment sur les axes les plus fréquentés du centre-ville et le long de la Promenade des Anglais.
Des réactions partagées chez les Niçois
Sur place, la décision divise. Certains saluent une mesure de bon sens, estimant qu’elle pourrait sauver des vies. D’autres y voient une contrainte de plus imposée aux usagers. « C’est une bonne chose, même si je ne l’ai jamais mis et que c’est une erreur », reconnaît un habitant interrogé. D’autres ironisent sur la multiplication des règlements : « Il y a toujours une nouvelle règle, un nouveau truc à respecter. » La mairie assure qu’une campagne de sensibilisation précédera l’entrée en vigueur de la loi locale, avec distribution de casques et rappels des règles de circulation. L’objectif est clair : réduire les blessures graves et responsabiliser les usagers, alors que la trottinette, longtemps symbole de liberté urbaine, devient un enjeu majeur de sécurité publique.