Ce qui n’était au départ qu’un grand excès de vitesse sur l’autoroute s’est transformé en enquête d’ampleur. En juin 2025, les gendarmes d’Orange interceptent une Ferrari Portofino lancée à 247 km/h. La saisie du véhicule, estimé à 210.000 euros, déclenche des vérifications qui aboutissent, plusieurs mois plus tard, à la mise au jour d’un réseau présumé de fraude sociale et de blanchiment.
Le conducteur affirmait d’abord que la voiture appartenait à sa mère. Les investigations révèlent qu’elle est en réalité détenue par une société civile immobilière gérée par l’intéressé et associant plusieurs membres de sa famille. Sous l’autorité du parquet de Draguignan, les enquêteurs mettent alors au jour des flux financiers importants liés à une activité commerciale non déclarée, pour un préjudice estimé à près de 1,8 million d’euros au détriment du fisc, de l’Urssaf et de la CAF.
Train de vie luxueux et interpellations coordonnées
Selon le parquet, les quatre protagonistes affichaient un train de vie marqué par des achats de luxe et des séjours dans des destinations haut de gamme, en décalage avec les revenus modestes qu’ils déclaraient aux administrations. L’enquête a abouti lundi à leur interpellation lors d’une opération mobilisant une cinquantaine de gendarmes dans le Var et en Seine-Saint-Denis.
Ils devront comparaître le 27 octobre devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour travail dissimulé, blanchiment aggravé, abus de biens sociaux et escroqueries à la CAF. Les perquisitions ont conduit à la saisie de trois véhicules, de produits de luxe pour environ 170.000 euros, de biens immobiliers estimés à plus de 600.000 euros et de plus de 80.000 euros en espèces ou sur des comptes bancaires.