Saint-Molf : une femme séquestrée pendant cinq ans dans un garage sur la presqu’île de Guérande
Besançon : un viol filmé dans la rue entre deux enfants de 8 et 9 ans, un ado de 13 ans dans le viseur

Une découverte terrifiante secoue la petite commune de Saint-Molf, en Loire-Atlantique. Une femme de 45 ans a été libérée après avoir été retenue captive pendant cinq ans dans le garage d’une maison du village. Selon les premiers éléments de l’enquête, elle vivait dans des conditions d’une extrême précarité, coupée du monde et totalement sous l’emprise du couple qui l’hébergeait.

Cinq années d’enfermement et d’humiliations

C’est le mardi 14 octobre au soir que la victime a réussi à s’échapper. Profitant d’un moment d’inattention de ses geôliers, elle s’est enfuie de la maison et a trouvé refuge chez des voisins, frappant désespérément aux fenêtres pour demander de l’aide. Alertés, les habitants ont immédiatement prévenu les gendarmes. À leur arrivée, les militaires découvrent une femme très amaigrie, en état d’hypothermie, pesant à peine 50 kilos. Hospitalisée en urgence, elle a raconté aux enquêteurs son calvaire : après avoir d’abord partagé une colocation avec le couple, elle aurait été progressivement isolée, puis reléguée au garage. Les gendarmes, lors de la perquisition, ont trouvé un local insalubre transformé en véritable cellule : la victime y dormait sur un transat, sans chauffage ni accès à l’eau, et faisait ses besoins dans des sacs plastiques. Elle aurait été nourrie avec de la bouillie mélangée à du liquide vaisselle.

Une disparition passée inaperçue

Les investigations ont montré que la quadragénaire n’avait plus laissé de trace administrative depuis son divorce en 2022 : aucun emploi, aucune déclaration, aucun contact. Ses comptes bancaires présentaient en revanche des transferts réguliers vers ceux du couple, laissant penser à une exploitation économique et psychologique.

Les ravisseurs mis en examen

Les deux occupants de la maison ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils ont été mis en examen pour séquestration arbitraire accompagnée d’actes de torture ou de barbarie, ainsi que pour abus frauduleux de faiblesse et sujétion psychologique. Selon le procureur de Nantes, Antoine Leroy, ils ont « reconnu partiellement les faits, tout en cherchant à les minimiser ». La maison a été placée sous scellés. L’enquête, confiée à la brigade de Guérande, devra désormais déterminer comment un tel drame a pu se dérouler pendant des années sans que personne ne s’en aperçoive.

Que retenir rapidement ?

Une découverte terrifiante secoue la petite commune de Saint-Molf, en Loire-Atlantique. Une femme de 45 ans a été libérée après avoir été retenue captive p

Partager