Un nouveau drame frappe les centres de loisirs franciliens. Dimanche 17 août, une fillette de 11 ans est morte noyée sur une base de loisirs de La Grande-Paroisse, près de Fontainebleau (Seine-et-Marne). L’enfant, atteinte de troubles autistiques, participait à une sortie organisée pour des jeunes en situation de handicap. Le décès s’est produit dans une zone de baignade surveillée. Selon les premiers éléments, la victime ne portait pas de gilet de sauvetage et serait restée environ quinze minutes sous l’eau avant d’être retrouvée. L’exploitant du site, Wam Park Fontainebleau, affirme que toutes les mesures de sécurité étaient en place, évoquant une équipe de six nageurs sauveteurs diplômés, dont un spécifiquement affecté à la zone où l’accident s’est produit.
Troisième noyade d’un enfant autiste en une semaine
L’association encadrant la sortie assure elle aussi avoir respecté les règles, avec un animateur dédié par enfant handicapé. Malgré ces dispositifs, ce drame s’ajoute à deux autres noyades récentes impliquant des enfants porteurs de troubles autistiques : le 12 août à Créteil (Val-de-Marne), puis le 15 août à Moulins (Allier), où un garçon de 7 ans originaire de Bobigny avait trouvé la mort dans un plan d’eau interdit à la baignade. À La Grande-Paroisse, le parc a rouvert dès le lendemain, mais la sidération demeure. Les enquêtes en cours devront déterminer comment ces enfants ont pu échapper à la vigilance des encadrants, malgré des protocoles de sécurité annoncés comme renforcés. Ces drames successifs interrogent aujourd’hui sur la prise en charge des mineurs vulnérables dans les centres et colonies de vacances.