Levallois-Perret : trois ans de prison requis contre une nourrice soupçonnée d’avoir empoisonné une famille juive @pixnio
Levallois-Perret : trois ans de prison requis contre une nourrice soupçonnée d’avoir empoisonné une famille juive @pixnio

Près de trois ans après le drame qui avait endeuillé Montpellier en marge de la demi-finale France-Maroc, la justice a rendu son verdict. Jeudi, la cour criminelle de l’Hérault a condamné William C., 23 ans, à huit ans de prison pour avoir mortellement percuté Aymen, 13 ans, le 14 décembre 2022, lors des célébrations de la Coupe du monde.

Une soirée de fête devenue tragédie

Ce soir-là, la France venait de battre le Maroc (2-0) et les supporters des deux équipes s’étaient rassemblés dans les rues du quartier populaire de La Mosson. William C., alors âgé de 20 ans et sans permis de conduire, avait pris la voiture de sa mère pour aller fêter la victoire. Un drapeau tricolore flottait à sa portière. À proximité d’un groupe de supporters marocains, la tension monte. Le jeune conducteur est chahuté, son drapeau arraché. Il redémarre brusquement, effectue un demi-tour sur les voies du tramway et fonce dans la foule. Trois personnes sont percutées, dont Aymen, un adolescent de 13 ans, grièvement blessé. Malgré l’intervention rapide des secours, le garçon décède peu après son transfert à l’hôpital. Un autre jeune est légèrement blessé.

Un verdict entre regrets et colère

Après une heure et demie de délibéré, la cour a reconnu William C. coupable de « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La légitime défense, invoquée par la défense, a été écartée. Le parquet avait requis douze années de réclusion criminelle, estimant que « ce n’était pas la faute à pas de chance, mais la conséquence directe d’un comportement irresponsable ». Pendant les deux jours de procès, l’accusé a répété qu’il s’agissait d’un « accident » et qu’il n’avait « pas vu » les victimes. Il a présenté plusieurs fois ses excuses à la famille d’Aymen, que celle-ci a jugées sincères mais insuffisantes. « Ça ne nous ramènera pas le petit frère, mais on sent qu’il regrette vraiment », a déclaré le frère aîné du garçon, Saïd. La mort d’Aymen avait provoqué une vive émotion dans tout le pays. Une marche blanche avait réuni plus d’un millier de personnes, roses blanches à la main, dans les rues de Montpellier. Aujourd’hui, le verdict tourne une page judiciaire, mais laisse derrière lui un quartier encore marqué par la disparition d’un enfant, tombé au cœur d’une nuit où la joie a basculé en drame.

Que retenir rapidement ?

Près de trois ans après le drame qui avait endeuillé Montpellier en marge de la demi-finale France-Maroc, la justice a rendu son verdict. Jeudi, la cour cr

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