Une école primaire du IIIe arrondissement de Lyon a été la cible d’un incendie volontaire et d’actes de vandalisme d’une rare gravité dans la soirée du samedi 1er juin. Si les flammes ont été rapidement maîtrisées et n’ont endommagé qu’une petite partie de l’établissement, notamment les sanitaires extérieurs, les découvertes faites à l’intérieur des classes ont provoqué une vive émotion. Des croix gammées, des étoiles de David et des slogans à connotation pro-palestinienne ont été retrouvés tagués sur les murs de plusieurs salles. Le caractère antisémite de ces inscriptions ne laisse guère de doute sur l’intention des auteurs.
Des réactions politiques fermes et une enquête en cours
« Ces actes visent notre école, donc notre République », a dénoncé Mohamed Chichi, adjoint à la tranquillité et à la sûreté de la mairie de Lyon, parlant de dégradations « d’une extrême gravité ». Le parquet a ouvert une enquête afin d’identifier les auteurs de ces faits, qualifiés d’« abjects » par la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, qui a exprimé son soutien au personnel éducatif et aux familles. La mairie de Lyon a également annoncé le dépôt d’une plainte et s’est engagée à remettre en état les classes pour garantir une réouverture de l’établissement dès lundi. Aucun lien n’a pour l’heure été établi entre cette école et une quelconque affiliation communautaire, rendant les motivations des auteurs d’autant plus troubles. Les autorités locales insistent : les écoles doivent demeurer des sanctuaires inviolables pour les enfants.