Cryptomonnaies : un influenceur enlevé en Essonne puis relâché faute de rançon
Cryptomonnaies : un influenceur enlevé en Essonne puis relâché faute de rançon

Nouvelle affaire inquiétante autour des cryptomonnaies. Un influenceur d’une vingtaine d’années, connu pour ses vidéos sur les réseaux sociaux, a été enlevé dans la nuit du 13 au 14 juin à Juvisy-sur-Orge, en Essonne. Ses ravisseurs, qui exigeaient une rançon de 50 000 euros en cryptomonnaies, ont finalement relâché leur victime en découvrant qu’elle ne possédait pas cette somme.

Une agression ciblée au cœur de la nuit

Il est environ une heure du matin lorsqu’un témoin alerte les forces de l’ordre après avoir vu plusieurs individus forcer un jeune homme à monter dans une voiture. Le véhicule, une Renault Clio volée, avait été signalé disparu fin avril. Rapidement, la victime est conduite dans un lieu inconnu et séquestrée. Ses ravisseurs exigent un virement en cryptomonnaies, persuadés d’avoir affaire à une figure fortunée du secteur. Mais l’influenceur, en réalité sans domicile fixe, est incapable de s’exécuter. Libéré après moins de deux heures, il a pu être secouru. Les auteurs de l’enlèvement restent, pour l’heure, non identifiés.

Une vague de violences visant le secteur crypto

Ce rapt s’inscrit dans une série d’attaques similaires. Depuis janvier, plusieurs personnalités liées aux cryptomonnaies ont été ciblées en région parisienne. Le cas le plus médiatisé reste celui de David Balland, cofondateur de Ledger, enlevé avec son épouse dans le Cher. Les ravisseurs avaient envoyé une vidéo de torture à ses associés, avant que les forces de l’ordre n’interviennent. Le 1er mai, le père d’un entrepreneur crypto avait lui aussi été séquestré à Palaiseau, dans une maison louée sur Airbnb. Là encore, une mutilation a été utilisée pour faire pression. Face à cette recrudescence, le député Paul Midy a récemment déposé une proposition de loi pour limiter l’exposition publique des données personnelles des dirigeants d’entreprise, espérant ainsi prévenir de futures attaques.

Partager