Affaire Epstein : l’exécutif appelle les victimes potentielles à saisir la justice
Affaire Epstein : l’exécutif appelle les victimes potentielles à saisir la justice

Le gouvernement a exhorté mercredi les femmes susceptibles d’avoir été victimes dans des affaires liées à Jeffrey Epstein à “parler” et à se tourner vers la justice, après la mise en cause d’un diplomate français cité dans les documents récemment rendus publics. En sortie du Conseil des ministres, la porte-parole Maud Bregeon a insisté sur la nécessité de faire “toute la lumière” sur un dossier qu’elle qualifie d’“effroyable et tentaculaire”.

Cette prise de parole intervient après la révélation, par Radio France, du nom de Fabrice Aidan, un diplomate français mentionné à de nombreuses reprises dans les fichiers liés à l’ancien financier américain. Selon les éléments cités, ce haut fonctionnaire aurait échangé pendant plusieurs années des courriels directs, parfois familiers, avec Jeffrey Epstein, et participé à des boucles de mails comprenant son entourage.

Un diplomate suspendu, une enquête lancée

À ce stade, les correspondances rendues publiques ne relient pas directement le diplomate aux crimes sexuels commis par Epstein. Mais l’affaire a provoqué une réaction ferme du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, qui s’est dit “effaré” et “indigné”. Le Quai d’Orsay a indiqué que Fabrice Aidan était en disponibilité pour convenances personnelles et travaillait chez Engie, groupe qui l’a suspendu après ces révélations.

Le gouvernement souligne que seule la justice peut établir d’éventuelles responsabilités pénales, mais appelle à lever le voile sur l’ensemble des ramifications du dossier. La publication massive de documents fin janvier a relancé une onde de choc internationale, en révélant des liens et échanges impliquant de nombreuses personnalités, sans que leur présence dans ces fichiers ne constitue en soi une preuve d’infraction.

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