La justice géorgienne a condamné l’ancien chef du gouvernement Irakli Garibachvili à cinq ans de prison pour des faits de blanchiment d’argent, marquant une étape majeure dans une série de poursuites visant d’anciens responsables de premier plan. La décision intervient dans un climat politique déjà très tendu, plus d’un an après le début d’une crise institutionnelle profonde dans le pays.
Une condamnation au cœur d’un vaste coup de filet politique
L’ex-premier ministre, en poste jusqu’en 2024 et figure centrale du système de pouvoir, a reconnu avoir perçu des revenus illicites sur plusieurs années, avant de les dissimuler via des montages patrimoniaux impliquant des proches. La justice a ordonné la confiscation de ses biens, après la saisie de plusieurs millions de dollars lors des perquisitions menées à l’automne.
Proche du cercle dirigeant et longtemps considéré comme un homme clé du parti au pouvoir, Irakli Garibachvili n’est pas le seul visé : d’autres hauts responsables issus des services de sécurité et de l’appareil judiciaire sont également poursuivis. Pour de nombreux observateurs, ces procédures traduisent autant une volonté d’assainissement que de possibles règlements de comptes au sommet de l’État, sur fond de contestation électorale et de tensions géopolitiques persistantes.