Le 2 octobre 2025, la Belgique s’est réveillée sous le choc après la révélation de survols suspects au-dessus de son territoire. Quinze drones ont été observés dans le ciel, au-dessus de terrains militaires situés près de la frontière allemande, semant l’inquiétude jusque dans les plus hautes sphères de l’Union européenne. Si aucune revendication officielle n’a été formulée, la crainte d’une implication russe alimente les spéculations, dans un contexte de tensions géopolitiques exacerbées.
Les autorités belges ont confirmé qu’une enquête était en cours, tout en reconnaissant la gravité de l’incident. Le ministère de la Défense n’écarte aucune piste et refuse pour l’instant d’imputer ces survols à un acteur précis. Mais dans les coulisses, les regards se tournent vers Moscou, accusé depuis plusieurs mois d’intensifier les actes de “guerre hybride” sur le continent européen. L’utilisation de drones, discrets et difficiles à tracer, illustre parfaitement cette stratégie de déstabilisation où l’ombre remplace le bruit des armes.
Au-delà de la Belgique, c’est toute l’Europe qui tremble. Des incidents similaires ont été rapportés en Allemagne et jusque dans l’espace aérien d’autres pays de l’Union. Ces incursions testent la réactivité des systèmes de défense et interrogent sur la vulnérabilité d’infrastructures critiques. Les bases militaires, mais aussi les aéroports, les centrales électriques et les institutions européennes deviennent des cibles potentielles d’appareils capables d’échapper aux radars traditionnels.
Dans un climat déjà marqué par la guerre en Ukraine, l’idée que des drones étrangers puissent traverser impunément le ciel belge est un signal alarmant. L’Europe se retrouve face à une menace invisible, insidieuse, qui ne laisse ni trace ni coupable immédiat. La peur est bien là : si quinze drones ont pu passer, qui peut garantir que demain ce ne seront pas cinquante, armés et prêts à frapper ?
Lahcen Isaac Hammouch
Journaliste et Correspondant de Entrevue.fr