Les États-Unis ont laissé entendre mercredi que la poursuite de leur financement à la mission multinationale de sécurité en Haïti ne serait pas garantie si le Conseil de sécurité de l’ONU rejetait leur proposition de restructuration.
Le chargé d’affaires américain à Port-au-Prince, Henry Wooster, a déclaré que le soutien actuel de Washington à la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) expirera fin décembre. « Le soutien américain à la MSS, et celui que nous avons fourni, expireront à la fin du mois de décembre », a-t-il affirmé, tout en refusant de spéculer sur d’éventuelles décisions futures.
La MSS, dirigée par le Kenya et déployée en juin 2024, peine à endiguer la violence des gangs armés à Port-au-Prince et dans le reste du pays. Financé par des contributions volontaires, le dispositif a souffert d’un manque de ressources humaines et matérielles, avec seulement 1 000 soldats déployés sur les 2 500 prévus.
Washington propose de rebaptiser l’opération « Gang Suppression Force » et de porter ses effectifs à environ 5 500 hommes, là encore sur la base de contributions volontaires. Cette réforme viserait également à renforcer la structure de commandement et les moyens logistiques.
Le président kényan William Ruto, dont le pays assure le leadership de la mission, a reconnu les difficultés actuelles et plaidé pour davantage de soutien international. « Nous avons besoin de davantage de personnel, de logistique, de matériel et de soutien financier pour mener à bien cette mission », a-t-il insisté lors d’un entretien avec Reuters.
Alors qu’Haïti continue de faire face à une insécurité chronique et à l’emprise croissante des gangs, le sort de la mission dépendra désormais des discussions à New York et de la volonté des États membres de renforcer leur engagement.
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