Les États-Unis ont annoncé ce mercredi une nouvelle série de sanctions ciblant 22 entreprises implantées à Hong Kong, aux Émirats arabes unis et en Turquie. Selon le département du Trésor américain, ces entités sont impliquées dans un vaste réseau de vente de pétrole iranien destiné à contourner les sanctions en vigueur, générant des centaines de millions de dollars de revenus au profit de la Force Al-Qods, branche d’élite des Gardiens de la révolution iranienne.
Considérée comme une organisation terroriste étrangère par Washington, la Force Al-Qods est accusée d’utiliser des sociétés écrans à l’étranger et des comptes offshore pour transférer les bénéfices de ces ventes pétrolières. Ces fonds alimenteraient, selon les autorités américaines, les programmes d’armement de l’Iran, notamment le développement nucléaire et balistique, ainsi que le financement de groupes armés alliés dans la région.
« Le régime iranien s’appuie lourdement sur ce système bancaire parallèle pour financer ses programmes déstabilisateurs, au lieu d’investir pour le bien-être de son propre peuple », a déclaré Scott Bessent, secrétaire au Trésor. Cette déclaration souligne la volonté de l’administration américaine de continuer à resserrer l’étau économique autour de Téhéran, en ciblant non seulement les entités iraniennes, mais également les réseaux internationaux qui facilitent ces activités.
Cette nouvelle salve s’inscrit dans une stratégie plus large de pression maximale sur l’Iran, adoptée par plusieurs administrations américaines successives. Les sanctions visent à couper l’accès du régime iranien aux circuits financiers mondiaux, à tarir les sources de revenus du secteur énergétique, et à entraver ses ambitions militaires régionales.
Le Trésor américain n’a pas précisé les noms des entreprises visées, mais indique qu’elles ont participé à des opérations complexes de dissimulation de l’origine du pétrole iranien. En s’attaquant à ces acteurs étrangers, les États-Unis cherchent également à dissuader d’autres sociétés de participer à ce type de transactions, au risque de s’exposer elles-mêmes à des mesures punitives.
Ces sanctions surviennent dans un climat international tendu, marqué par l’impasse persistante sur le dossier nucléaire iranien et l’influence croissante de Téhéran dans plusieurs zones de conflit au Moyen-Orient. Malgré les pressions occidentales, l’Iran continue de renforcer ses alliances régionales et de développer ses capacités militaires, s’éloignant chaque jour un peu plus d’un potentiel retour à la table des négociations.