Washington accuse un groupe lié à Maduro de soutenir des gangs criminels et le désigne comme cible de sanctions
Washington accuse un groupe lié à Maduro de soutenir des gangs criminels et le désigne comme cible de sanctions

Les États-Unis ont désigné vendredi un groupe vénézuélien présumé lié au président Nicolás Maduro pour son soutien présumé à deux organisations criminelles transnationales : le gang Tren de Aragua, d’origine vénézuélienne, et le cartel mexicain de Sinaloa. Ces deux groupes sont désormais considérés par Washington comme des organisations terroristes étrangères.

Dans un message publié sur la plateforme X (anciennement Twitter), le Bureau des affaires de l’hémisphère occidental du Département d’État américain a déclaré qu’il comptait utiliser « toutes les ressources à notre disposition pour empêcher Maduro de continuer à tirer profit de la destruction de vies américaines et de la déstabilisation de notre hémisphère ». Cette déclaration marque un durcissement significatif du ton américain envers le régime vénézuélien.

Selon les autorités américaines, le groupe ciblé — dont le nom n’a pas encore été révélé publiquement — jouerait un rôle clé dans le soutien logistique et financier de réseaux criminels opérant bien au-delà des frontières du Venezuela. Le Tren de Aragua, l’une des organisations criminelles les plus puissantes d’Amérique du Sud, est accusé de trafic de drogue, d’enlèvements, de traite d’êtres humains et d’extorsions dans plusieurs pays du continent. Le cartel de Sinaloa, quant à lui, reste l’un des principaux fournisseurs de fentanyl et d’autres drogues aux États-Unis.

Ces accusations renforcent les tensions déjà vives entre Caracas et Washington. Les États-Unis ont imposé de nombreuses sanctions économiques au gouvernement de Nicolás Maduro depuis 2017, l’accusant de violations des droits humains, de corruption systémique et de pratiques autoritaires. Le président vénézuélien a toujours nié ces allégations, dénonçant une campagne impérialiste visant à renverser son gouvernement.

Cette nouvelle désignation intervient dans un contexte régional particulièrement instable, marqué par une recrudescence de la violence des gangs dans plusieurs pays d’Amérique latine, souvent alimentée par des flux transnationaux d’armes, de drogues et de fonds. Elle pourrait entraîner des sanctions supplémentaires, voire des mesures judiciaires à l’encontre de responsables vénézuéliens présumés complices.

Ni Caracas ni le président Maduro n’avaient réagi officiellement à ces accusations au moment de la publication de l’annonce. Toutefois, les observateurs s’attendent à une réaction virulente du gouvernement vénézuélien, fidèle à sa ligne de confrontation avec les États-Unis.

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