Alors que l’insécurité mine les grandes villes françaises, Washington vient de classer le Salvador parmi les pays les plus sûrs au monde pour ses ressortissants. Un signal fort envoyé à Paris.
C’est une claque diplomatique, et un sérieux désaveu pour la France. Dans sa dernière mise à jour de conseils aux voyageurs, le Département d’État américain a élevé le Salvador au niveau 1 de sécurité, soit le niveau le plus haut, réservé aux destinations jugées les moins risquées. En comparaison, la France reste rétrogradée au niveau 2, synonyme de « prudence accrue », au même rang que des pays marqués par l’instabilité.
Bukele, le « dictateur cool », plébiscité à Washington
Ce classement intervient à quelques jours d’une visite officielle du président salvadorien Nayib Bukele à la Maison-Blanche. Salué par Donald Trump pour sa fermeté contre la criminalité, Bukele a fait chuter en quelques années le taux d’homicides d’un pays autrefois gangrené par les gangs. En retour, Washington envisage d’utiliser ses prisons ultramodernes pour y transférer certains criminels expulsés des États-Unis.
Cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique assumée par l’administration Trump : récompenser les gouvernements qui rétablissent l’ordre et restaurent l’autorité. Une vision bien éloignée de celle qui prévaut actuellement en Europe de l’Ouest, où les appels à la prudence se multiplient sur fond de menace terroriste persistante.
Paris rétrogradée : insécurité, délinquance et troubles civils
À l’inverse, la France est pointée du doigt pour ses failles sécuritaires : vols à la tire, insécurité dans les transports publics, risque d’attentats… Autant d’éléments qui justifient, selon le Département d’État, ce niveau de vigilance accru pour les touristes américains. Le contraste est saisissant : quand le Salvador inspire désormais confiance, la patrie des droits de l’homme fait figure de zone à risque.
Le message est limpide : dans un monde confronté à la montée des violences urbaines et à la criminalité organisée, l’efficacité prime sur les grands principes. Et pendant que Bukele sécurise les rues de San Salvador, la France continue de tergiverser sur l’expulsion de ses délinquants multirécidivistes.