Barack Obama a relancé, ce week-end, le débat récurrent sur l’existence d’une vie extraterrestre, en affirmant dans un podcast que « les extraterrestres existent ». Invité de l’émission américaine No Lie, l’ancien président des États-Unis a mêlé humour et prudence, laissant entendre qu’une vie ailleurs dans l’univers est très probable, tout en rejetant l’idée d’un vaste complot gouvernemental cachant des preuves matérielles.
La discussion a commencé sur un ton léger, lorsque l’animateur Bryan Tyler Cohen lui a demandé quelle avait été la première question à laquelle il souhaitait obtenir une réponse en devenant président. « Où sont les extraterrestres ? », a répondu Obama en riant. Puis, plus sérieusement, il a ajouté : « Ils existent bel et bien, mais je ne les ai pas vus, et ils ne sont pas dissimulés… Où sont-ils ? » Selon lui, il n’existerait pas d’installation souterraine secrète, sauf à imaginer « un immense complot » qui aurait même échappé au président des États-Unis.
Obama a ainsi pris ses distances avec les révélations de plusieurs lanceurs d’alerte, dont l’ancien agent du renseignement David Grusch, qui affirment que le gouvernement américain détiendrait des engins non humains, voire des corps. L’ex-président laisse plutôt entendre que, si une vie extraterrestre est plausible, elle pourrait se situer à des distances immenses, bien au-delà de ce que l’humanité peut observer ou atteindre aujourd’hui.
Ce n’est pas la première fois que Barack Obama aborde ce sujet. En 2021, dans l’émission The Late Show, il avait plaisanté sur le fait qu’il existait des informations qu’il ne pouvait « tout simplement pas dire à l’antenne ». Il avait cependant reconnu l’existence d’images et d’enregistrements d’objets dans le ciel dont la nature exacte demeure inconnue.
Dans le même temps, la question des phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN) continue d’agiter une partie du Congrès. Le député républicain du Missouri Eric Burlison a annoncé le 6 février avoir obtenu le « feu vert » de Donald Trump pour visiter certaines des installations les plus secrètes de l’armée américaine, dont la très médiatique Zone 51. Convaincu de l’hypothèse extraterrestre, il affirme vouloir rechercher des preuves tangibles d’une dissimulation par le Pentagone.
Membre du comité de surveillance du Congrès sur les PAN, Eric Burlison explique être accompagné depuis septembre 2025 par David Grusch, présenté comme son « conseiller ovni ». Le parlementaire dit avoir été informé de plusieurs sites susceptibles d’abriter des éléments extraordinaires, citant notamment la base de Patuxent River (Maryland), la base de Wright-Patterson (Ohio), un centre d’essais sous-marins aux Bahamas (AUTEC), ainsi que le champ d’entraînement du Nevada (NTTR), où se situe la Zone 51.
Le député évoque également, dans un podcast, l’existence d’un objet « tellement gros qu’il est impossible à déplacer » et autour duquel « un bâtiment entier aurait été construit ». Il affirme que cet objet se trouverait hors des États-Unis, mais dit ne pas pouvoir préciser l’emplacement en raison du secret défense. Selon lui, l’accès à ce site pourrait devenir « la destination finale » de son enquête.
Ce regain d’intérêt s’inscrit dans un climat où la « divulgation » est devenue un thème politique et médiatique aux États-Unis. Sur la plateforme de paris Polymarket, des utilisateurs misent désormais sur la probabilité que Donald Trump déclassifie des documents sur les ovnis dans les prochains mois. En décembre, le montant total des mises aurait dépassé 16 millions de dollars, illustrant l’ampleur de l’engouement autour de ce dossier.