Le gouvernement américain a temporairement restreint les déplacements de son personnel officiel dans les hôtels de luxe de Karachi, au Pakistan, après avoir reçu un rapport faisant état d’une menace potentielle. C’est ce qu’a annoncé vendredi le département d’État dans une alerte de sécurité transmise par le consulat général des États-Unis à Karachi.
« Le consulat général des États-Unis à Karachi a reçu un rapport faisant état d’une menace visant des hôtels haut de gamme à Karachi », précise le communiqué. En conséquence, les visites du personnel officiel dans ces établissements ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre. Aucune information précise n’a été fournie sur la nature de la menace ni sur les auteurs présumés.
Ce type de mesure n’est pas inédit. Le Département d’État rappelle qu’il impose régulièrement des restrictions d’accès à certaines zones sensibles dans des pays étrangers — notamment des hôtels, des centres commerciaux, des marchés ou des lieux touristiques — lorsque des risques sont identifiés. Ces décisions sont prises à titre préventif afin d’assurer la sécurité des diplomates et agents américains en poste à l’étranger.
L’alerte appelle également les citoyens américains présents au Pakistan à faire preuve d’une vigilance accrue, à éviter les zones très fréquentées et à adopter un profil bas, en particulier dans les lieux fréquentés par les touristes et les ressortissants occidentaux.
Le Pakistan est actuellement placé sous un avis aux voyageurs de niveau 3 par le Département d’État, qui recommande aux citoyens américains de reconsidérer tout déplacement dans le pays en raison du risque élevé de terrorisme et de tensions sécuritaires. Certaines zones frontalières sont par ailleurs strictement déconseillées.
Karachi, principale métropole économique du Pakistan, a été le théâtre de plusieurs attaques violentes au cours de la dernière décennie. Bien que la sécurité se soit globalement améliorée ces dernières années, les menaces ponctuelles continuent de peser sur les infrastructures sensibles et les intérêts étrangers. Les autorités américaines n’ont pas précisé si des mesures de protection supplémentaires ont été mises en place dans ou autour des établissements visés.