À partir du 20 août 2025, les citoyens de Zambie et du Malawi devront verser une caution pouvant aller jusqu’à 15 000 dollars pour obtenir certains visas touristiques ou d’affaires pour les États-Unis. Cette mesure, annoncée mardi par le département d’État américain, s’inscrit dans le cadre d’un programme pilote voulu par l’administration du président Donald Trump, qui affirme vouloir renforcer le respect des conditions de séjour sur le territoire américain.
Selon le communiqué officiel, les voyageurs détenteurs d’un passeport zambien ou malawite et demandant un visa de type B1/B2 — destiné aux séjours temporaires pour affaires ou tourisme — devront s’acquitter d’un dépôt de garantie de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars. Le montant exact sera fixé au moment de l’entretien à l’ambassade ou au consulat américain, en fonction de critères d’éligibilité non précisés publiquement.
Ce programme pilote est présenté comme une mesure dissuasive contre les dépassements de durée de visa, phénomène régulièrement dénoncé par les autorités américaines. La caution versée pourra être remboursée à condition que le voyageur quitte bien le territoire des États-Unis dans les délais légaux. En cas de non-respect des conditions du visa, la somme sera conservée par l’administration.
La décision a immédiatement suscité des critiques de la part d’organisations de défense des droits des migrants, qui dénoncent une discrimination ciblée et une barrière financière injuste. Des responsables africains n’ont pas encore officiellement réagi, mais plusieurs diplomates en poste à Washington ont indiqué étudier les implications de cette mesure sur les relations bilatérales.
Cette initiative s’inscrit dans une série de politiques migratoires plus strictes mises en place par l’administration Trump au cours de son second mandat, notamment à l’égard de pays considérés comme présentant un risque élevé de non-respect des visas. Des dispositifs similaires avaient déjà été testés entre 2020 et 2021, avant d’être abandonnés.
Il reste à voir si ce programme sera élargi à d’autres pays d’Afrique ou d’ailleurs. En attendant, les citoyens zambiens et malawites devront s’attendre à un processus d’obtention de visa considérablement plus coûteux et contraignant à partir de la fin du mois.