Le nouvel envoyé américain au Danemark promet un soutien accru au Groenland
Le nouvel envoyé américain au Danemark promet un soutien accru au Groenland

Le nouvel ambassadeur des États-Unis au Danemark, Kenneth Howery, a assuré lundi que Washington renforcerait son soutien au Groenland, alors qu’il entame sa première visite officielle sur l’île dans un climat diplomatique encore marqué par l’intérêt répété du président Donald Trump pour l’acquisition du territoire. Les relations entre Copenhague et Washington ont été mises à l’épreuve ces dernières années, après plusieurs déclarations de Trump évoquant l’idée de racheter le Groenland, un territoire semi-autonome stratégique pour les États-Unis.

S’exprimant à Nuuk aux côtés de la ministre groenlandaise des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt, Howery a insisté sur la volonté américaine d’approfondir la coopération. « Nous avons accompli beaucoup de choses au fil des ans, surtout ces cinq dernières années. Nous pouvons faire encore plus. Nous voulons soutenir un avenir solide, sûr et prospère pour les populations arctiques », a-t-il déclaré, selon le journal local Sermitsiaq. L’ambassadeur, ancien cofondateur de PayPal, a rappelé l’importance du Groenland pour la sécurité américaine, dans un contexte où l’Arctique attire une attention géopolitique croissante.

Vivian Motzfeldt a pour sa part souligné que les déclarations américaines sur un éventuel rachat avaient semé le doute parmi les Groenlandais. Elle a insisté sur la nécessité d’un dialogue transparent pour apaiser les inquiétudes. « Notre pays et les États-Unis coopèrent depuis 80 ans sur la base d’intérêts communs. Il est nécessaire de rétablir la confiance afin de pouvoir poursuivre une bonne coopération », a-t-elle affirmé.

Howery se rend à Nuuk pour participer aux réunions du Comité mixte et du Comité permanent, deux instances qui alternent entre le Groenland et les États-Unis et servent de forums pour la coopération civile et militaire, notamment en ce qui concerne la présence militaire américaine sur l’île. Cette visite intervient alors que Washington multiplie les signaux d’intérêt pour l’Arctique, région jugée essentielle pour sa sécurité nationale face aux ambitions concurrentes de la Russie et de la Chine.

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