Le gouvernement zambien a exprimé vendredi sa vive inquiétude face à une nouvelle mesure américaine qui imposera, à partir du 20 août, une caution pouvant atteindre 15 000 dollars aux ressortissants de plusieurs pays, dont la Zambie, souhaitant obtenir certains types de visas touristiques ou d’affaires. Cette décision, prise par l’administration du président Donald Trump, vise les pays présentant un taux élevé de dépassement de visa, parmi lesquels figure également le Malawi.
Selon les détails du programme pilote, les demandeurs devront verser une caution de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars, remboursable si les conditions de séjour sont respectées. Washington justifie cette mesure par la nécessité de décourager les abus et de mieux contrôler les flux migratoires.
Pour Lusaka, cette règle risque d’avoir des conséquences économiques et sociales importantes. « Bien que le gouvernement américain ait la prérogative d’initier des changements de politique, le gouvernement zambien considère cette évolution avec une sérieuse inquiétude, compte tenu de ses implications économiques potentielles sur le commerce, l’investissement, le tourisme et les échanges interpersonnels », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Mulambo Haimbe.
Le chef de la diplomatie a également dénoncé « la pression financière inutile » que cette exigence ferait peser sur les ressortissants zambiens, notamment les entrepreneurs, investisseurs et étudiants qui entretiennent des liens réguliers avec les États-Unis.
Cette prise de position illustre la tension croissante entre Washington et plusieurs pays africains depuis l’annonce de mesures migratoires plus strictes. Pour la Zambie, elle pourrait aussi fragiliser ses efforts visant à renforcer les relations économiques et diplomatiques avec les États-Unis.