Les poursuites fédérales liées aux affaires de drogue ont chuté en 2025 pour atteindre leur niveau le plus bas depuis plusieurs décennies, selon une analyse publiée lundi. Cette baisse de 10 % sur un an s’explique en grande partie par le redéploiement des agents fédéraux vers les opérations d’immigration, priorité affichée du président Donald Trump.
Depuis le début de l’année, de nombreux agents dont les missions portaient traditionnellement sur le trafic de stupéfiants ont été mobilisés pour renforcer les capacités de l’agence de l’immigration (ICE) dans la traque et l’expulsion de personnes en situation irrégulière. Des fonctionnaires reconnaissent que plusieurs enquêtes sensibles sur les réseaux de drogue sont à l’arrêt, faute de moyens humains suffisants.
Les données collectées montrent que le nombre de nouveaux dossiers déposés devant les tribunaux fédéraux est à son étiage le plus bas depuis des décennies. Cette tendance marque un tournant par rapport aux précédentes administrations, qui plaçaient régulièrement la lutte contre le trafic de stupéfiants au rang des priorités fédérales.
Alors que la consommation de drogues continue d’alimenter des problèmes de santé publique majeurs, cette réorientation des moyens vers l’immigration suscite des inquiétudes chez certains responsables locaux et experts. Ceux-ci redoutent que les organisations criminelles exploitent ce relâchement pour renforcer leurs activités, notamment dans les zones les plus touchées par les opioïdes.
L’administration Trump, pour sa part, justifie ce choix par la nécessité de concentrer les ressources fédérales sur ce qu’elle considère comme la menace la plus pressante : l’immigration illégale et ses liens supposés avec la criminalité organisée. Cette stratégie, qui alimente de vifs débats politiques, illustre le changement profond de priorités au sein des institutions judiciaires et sécuritaires américaines.
Que retenir rapidement ?
Les poursuites fédérales liées aux affaires de drogue ont chuté en 2025 pour atteindre leur niveau le plus bas depuis plusieurs décennies, selon une analys