Bill Gates a annulé le discours qu’il devait prononcer jeudi 19 février lors d’un sommet mondial consacré à l’intelligence artificielle, a annoncé la Fondation Gates, après l’apparition de son nom dans des documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein.
Dans un communiqué, la fondation indique qu’« après une réflexion attentive, et afin de garantir que l’attention reste concentrée sur les priorités clés du sommet sur l’IA, M. Gates ne prononcera pas son discours liminaire ». L’événement, organisé à New Delhi, doit réunir le premier ministre indien Narendra Modi ainsi que plusieurs dirigeants du secteur technologique autour des opportunités et des risques associés au développement de l’intelligence artificielle.
La Fondation Gates a précisé que le président de ses bureaux en Afrique et en Inde prendrait la parole à la place de son fondateur. Bill Gates, cofondateur de Microsoft et philanthrope de premier plan, était attendu comme l’un des intervenants majeurs de la rencontre.
La décision intervient après la diffusion, le 30 janvier, par le ministère américain de la justice, d’un ensemble de documents issus du dossier Epstein. Parmi eux figure un brouillon de courrier électronique attribué à Jeffrey Epstein, dans lequel le financier évoque des relations extraconjugales de Bill Gates. Le message, qui ne semble pas avoir été envoyé, mentionne notamment une aide apportée à « Bill » pour obtenir des médicaments destinés à « remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes ».
Bill Gates a déclaré « regretter chaque minute » passée en compagnie de Jeffrey Epstein, condamné pour crimes sexuels avant sa mort en détention en 2019. Il affirme toutefois n’avoir rien à se reprocher, dénonçant « des accusations absolument absurdes provenant d’un menteur patenté ». La simple mention d’un nom dans les documents du dossier Epstein ne constitue pas en soi la preuve d’un comportement répréhensible, mais ces éléments mettent en lumière des liens entre le financier et certaines personnalités publiques ayant parfois minimisé ou nié leurs relations avec lui.