Satellites Starlink - leur chute quotidienne vers la Terre inquiète les scientifiques
Satellites Starlink - leur chute quotidienne vers la Terre inquiète les scientifiques

Chaque jour, des satellites de la constellation Starlink d’Elon Musk retombent dans l’atmosphère terrestre. Selon l’astronome américain Jonathan McDowell, du Centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian, la fréquence de ces rentrées a atteint un niveau inédit, avec jusqu’à quatre engins désintégrés quotidiennement. Un chiffre appelé à grimper à mesure que SpaceX continue d’étendre sa flotte.

Des milliers d’engins en orbite, un risque sous surveillance

Aujourd’hui, plus de 20 000 objets gravitent autour de la Terre, dont 12 000 satellites opérationnels. Starlink en représente près de 8 500 à lui seul, mais ce nombre pourrait quintupler d’ici 2035. Chaque appareil, conçu pour fonctionner environ cinq ans, est censé se consumer entièrement lors de sa rentrée dans l’atmosphère. En pratique, quelques fragments échappent parfois à la désintégration complète. En 2024, des débris de SpaceX ont déjà été retrouvés au sol. En Caroline du Nord, un morceau d’un mètre carré d’une capsule Dragon a été découvert dans une propriété isolée, tandis qu’un fragment de satellite de 2,5 kilos s’était écrasé près d’une ferme au Canada. Des incidents rares, mais qui rappellent que le risque zéro n’existe pas. Les scientifiques se veulent néanmoins rassurants : la probabilité d’être touché par un débris spatial reste infinitésimale. Jonathan McDowell affirme qu’il ne redoute pas les retombées des satellites Starlink eux-mêmes, dont la majorité « fond presque totalement ». Il plaide toutefois pour interdire la réintégration non contrôlée d’objets spatiaux de plus d’une tonne, notamment les vieux étages de fusées abandonnés.

Une menace invisible : la pollution de la haute atmosphère

Au-delà du risque de chute, les chercheurs alertent sur un autre danger, plus silencieux : la pollution des couches supérieures de l’atmosphère. En brûlant, les satellites libèrent de l’oxyde d’aluminium, une substance qui pourrait altérer la chimie de l’air et contribuer au réchauffement des hautes altitudes. « Si les études en cours prouvent que nous endommageons déjà l’atmosphère, il faudra repenser nos méthodes de désorbitation », prévient McDowell dans The Independent. Alors que SpaceX prévoit encore des milliers de lancements, la course à l’Internet spatial pourrait bien déplacer le problème du vide intersidéral vers le ciel terrestre.

Que retenir rapidement ?

Chaque jour, des satellites de la constellation Starlink d’Elon Musk retombent dans l’atmosphère terrestre. Selon l’astronome américain Jonathan McDowell,

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