Le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed Al Khateeb, a déclaré dimanche que Riyad hésitait à investir massivement dans des projets sur la côte égyptienne de la mer Rouge, malgré les discussions en cours avec Le Caire sur des partenariats économiques régionaux.
Selon le responsable, cette prudence découle de préoccupations liées à la rentabilité, à la stabilité du climat des affaires et aux différences de vision sur la gouvernance des projets transfrontaliers. L’Arabie saoudite privilégie actuellement le développement de son propre projet de mégapole touristique et durable, The Red Sea Global, situé sur son territoire et considéré comme un pilier du plan Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salman.
Le ministre a précisé que, si Riyad soutenait la coopération économique avec l’Égypte, les investissements directs dans des zones concurrentes de la mer Rouge « ne faisaient pas encore partie des priorités stratégiques immédiates ».
Cette position met en lumière les tensions économiques discrètes entre les deux pays, malgré leur alliance politique. Alors que l’Égypte tente d’attirer des capitaux étrangers pour relancer son économie, l’Arabie saoudite, elle, concentre ses ressources sur ses propres projets d’envergure, comme Neom et The Red Sea Global, symboles de sa diversification post-pétrole.