Dans la vallée de Campan, au cœur des Hautes-Pyrénées, une nappe d’hydrocarbure a été repérée le 14 août sur un canal qui alimente l’Adour de Lesponne. Le déversement est survenu en amont d’une centrale hydroélectrique, suscitant une intervention rapide de l’Office Français de la Biodiversité et des pompiers.
Une fuite localisée mais des traces persistantes
Alertés en début de soirée par plusieurs signalements, les agents de l’OFB se sont rendus sur place aux côtés des secours. Des barrages filtrants ont été installés pour contenir la nappe et limiter la propagation. Le rejet a pu être identifié, ce qui a permis de stopper la pollution avant qu’elle ne s’étende. Si la majorité des hydrocarbures a été maîtrisée, quelques plaques restent visibles dans des zones d’eau stagnante et pourraient laisser des dépôts sur les berges. L’OFB estime néanmoins que le courant de l’Adour diluera rapidement les résidus.
Une enquête ouverte sur l’origine du déversement
Le parquet de Tarbes a confié l’affaire à la gendarmerie de Bagnères et à l’OFB. Les premiers éléments laissent penser que les hydrocarbures pourraient provenir d’un bâtiment industriel loué par une régie de station de ski, mais aucune certitude n’existe à ce stade. Les investigations devront déterminer si la fuite résulte d’un accident ou d’un défaut d’entretien. Le rappel des sanctions est clair : jusqu’à 75 000 euros d’amende et deux ans de prison en cas de rejet volontaire ou négligent de substances polluantes. Pour les agents de l’OFB, ces pollutions à l’essence ou au fioul ne sont pas exceptionnelles dans le département, mais chaque épisode rappelle la fragilité des cours d’eau de montagne et la nécessité de surveiller de près les infrastructures qui les bordent.