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Invité de l’émission Télématin sur France 2, le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a exprimé son soutien au plan de lutte contre l’absentéisme des fonctionnaires, proposé par le ministre de la Fonction publique, Guillaume Kasbarian. Ce projet vise à porter le nombre de jours de carence de un à trois pour les agents publics, en alignant ainsi leur régime sur celui du secteur privé. Les arrêts maladie seraient également remboursés à hauteur de 90 %.

Jordan Bardella a toutefois conditionné son soutien : il souhaite que les économies, estimées à 1,2 milliard d’euros, soient directement réinvesties pour soutenir le pouvoir d’achat et financer les heures supplémentaires de certains fonctionnaires, comme les agents pénitentiaires et les forces de l’ordre. En revanche, il s’est opposé à la création d’une nouvelle journée de solidarité, préférant des mesures structurelles pour « relancer la croissance ».

Critiques du « simulacre de démocratie » à l’Assemblée nationale

L’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) commence cet après-midi à l’Assemblée nationale, mais Bardella dénonce un « simulacre de démocratie ». Selon lui, le gouvernement, sous l’impulsion de Michel Barnier, se prépare à recourir à l’article 49.3 pour faire adopter le budget sans vote, malgré les apparences de dialogue avec l’opposition. Il a également déploré l’absence de nombreux députés de la majorité dans l’hémicycle, notamment ceux du groupe macroniste et républicain, qu’il accuse d’« avoir déserté les bancs de l’Assemblée ».

Quant à une éventuelle motion de censure, Bardella a indiqué que le RN n’a pas encore pris de décision ferme, mais que « cela reste une option ».

Un « budget injuste » selon le président du RN

Critiquant le budget 2025, Jordan Bardella a accusé le gouvernement d’ignorer les intérêts de la « France du travail », affirmant que les mesures fiscales actuelles s’attaquent au portefeuille des travailleurs sans toucher aux « économies de bon sens ». Il a également salué le travail des députés RN, les qualifiant de « seuls avocats de la France du travail » face à ce qu’il a dénoncé comme un « sadisme fiscal » du gouvernement.

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